[Bretzel Liquide] Le concombre masqué

Publié le par Yuuki

Le concombre masqué
(article spécial SALT -et pour les autres aussi)

Il y a quelques temps, à vrai dire plusieurs mois il me semble, au hasard de discussions dramatesques, SALT répondit "Bretzel Liquide!", et là je me suis souvenue d'une époque (une peu lointaine, certes) où, alors étudiante, j'avais acheté l'intégrale du Concombre... Intégrale que j'ai trimballée de logement en logement et qui donc selon toute logique devait se trouver quelque part chez moi. Sauf si la dite intégrale n'avait suivi aucune logique comme son contenu, mais cela ne fut pas le cas, et je l'ai retrouvée. Et du coup je l'ai relue.

Oui.

Donc c'est parti pour un petit voyage dans l'absurde, embarquez si vous l'osez.

Le Concombre masqué, c'est avant d'être un légume culte, une série de bande dessinée sur laquelle peu de gens auraient parié au départ. Créée par Nikita Mandryka en 1965, le concombre masqué pratique allègrement le hors piste par rapport aux conventions en vigueur dans la bande dessinée à cette époque, cultivant, à défaut de légume, l'absurde et le non-sens délirant.

Car comment qualifier autrement ce légume vert affublé d'un loup vivant tranquillement sa folie dans un cactus-blockhaus perdu dans le desert, quelque part vers la fin du monde ?

A ses cotés, son fidèle ami et disciple, Chourave tout aussi dépassé par la logique que son mentor, Chourave à cependant un petit coté touchant en plus. Peut être une innocence et une naïveté hors du commun, mais rien n'est commun dans l'univers du Concombre, ou sa supide gentillesse, je ne sais pas, mais Chourave il est chou. Déconcertant et navrant aussi parfois...

Le Concombre, pour moi, c'est également un vocabulaire particulièrement riche. Riche de quoi, difficile à dire, mais Mandryka l'a doté d'un pouvoir d'associer les sonorités et les mots de manière plus qu'incongrue...

Et ce faisant le Concombre à developpé pléthore (ouais pléthore, carrément, on est dans le concombre, on parle n'importe comment, c'est cool) donc, c'est pléthore d'expressions absurdes et unique dont le sens m'échappait sans doute, mais l'utilisation m'était fort utile pour exprimer moultes sentiments de la surprise à la frustration...
Parmi d'autres, "Chaussette à clou", "Poilamazout", les fameux "Protz et Chniaque" et "KeSkeucé?", le puissant "G !" et le désormais mythique "Bretzel liquide !"

 

Une particularité du monde du Concombre est qu'il est quasi-entièrement personnifié, le soleil, le nuage, le reveil-matin se comportent comme des êtres vivants. Le cerveau du Concombre lui-même est personifié, et repésenté par un petit vieux ^^ Tout cela ajoute du délire à l'absurde et plonge le lecteur dans le non-sens sans fond. C'est perturbant au départ mais rapidement, on se sent bien dans le monde du Concombre...

Il y a malgré tout dans ces mises en situations absurdes un symbole de la réalité, on peut par exemple associer les éléphants qui jouent au bowling dans le grenier au difficultées psychiques qui nous encombreraient. Parce qu'un éléphant, c'est encombrant...

 

Il m'est difficile de ne pas recommander chaudement la lecture du Concombre masqué tellement le délire et le monde en folie du légume sont relaxant. Il est cela dit compliqué d'en parler plus, pas tant par crainte de spoiler quoi que ce soit, mais plutôt parce que l'absurde est indescriptible.

Voilà cet article est maintenant terminé.

 

Publié dans BD

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