[Cinéma] Le film de la semaine #15

Publié le par Yuuki

Le film de la semaine

Pour cette nouvelle semaine (enfin, la semaine dernière, encore une fois), direction plein sud, pour faire un barbecue de sanglier au Chili en compagnie d'une romancière un peu perdue. Non je plaisante, mais trêve de bavardage, place au film de cette semaine, nous parlerons donc de....

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La nuit du sanglier

Année : 2016 - Pays : Chili - Durée : 75mn - Réalisation : Ramiro Tenorio - Scénario : Felipe Foncea, Ramiro Tenorio - Casting : Gastón Salgado, Catalina Zahri, Fernando Kliche

~ Bande annonce ~
~ Disonibilité : Netflix ~

Claudia Moratti, une auteure de romans à l'eau de rose voyage au bout du monde dans la maison de son petit amis décédé. Elle plonge alors dans un univers fait de sombres secrets, et se retrouve au coeur de l'enquête du policier local.

HUH.
DECEPTION.

Alors déjà pour parler clairement, je n'ai même pas regardé de quoi parlait le film, il était titré en français sur Netflix comme ça : La nuit du sanglier. Par Toutatis, un sanglier, c'est carrément moins cute que les chatons et moins spectaculaire que les T-Rex, mais le sanglier est un excellent sujet pour pas mal de choses dans les films. ... Okay, seulement pour bouffer des gens et faire disparaitre des corps. Ce que ferait sans aucun doute très facilement un T-Rex ceci dit. Mais pas un chaton. Ou alors il en faudrait plusieurs centaines pour faire disparaitre le corps d'un adulte et je me demande s'il ne resterait pas quelques organes, mes chats n'ont jamais vraiment TOUT mangé leur proies... Mais on s'éloigne du sujet avec ces histoires de chatons -c'est le diable les chatons en fait.
J'en viens à la première déception, moi qui pensais lancer un film dans la lignée de Razorback (regardez Razorback) ou de Chawz (Regardez Chawz) à la sauce chili (notez la blague pimentée), et bien il n'y a absolument AUCUN sanglier dans le film. Oui vous avez bien lu, c'est de l'escroquerie. Enfin, non, ils sont mentionnés à un moment dans le film, quand la romancière explique au resto pourquoi elle ne mange pas de sanglier. Et là, tout s'éclaire (enfin le titre en fait), les sangliers auraient été utilisés dans les heures sombres du Chili pour faire disparaitre les corps des gens un peu gênants... Et donc la coutume locale veut que les habitants n'auraient pas vraiment envie de manger leurs proches par le biais d'un bon steak de sanglier. Et je pense, mais c'est une interprétation personnelle, que le nom de l'animal dans le titre à été choisi pour représenter le secret caché derrière l'enquête du policier local, un secret qu'on voulait faire disparaitre.

 

Sa peau et sa mort, blanches.
Son passé et son gant, rouges.

Extrait d'un roman de Guillermo San Roman

Alors l'enquête, c'est assez simple, il s'agit de meurtres de femmes, non élucidés et curieusement ressemblants à des romans écris par Guillermo San Roman, le petit ami de Claudia. Alors forcément il est suspecté (à titre posthume) de les avoir butées et d'avoir écrit les chroniques de ses meutres pour devenir un auteur à succès... Claudia est dubitative, pense que quelqu'un d'autre est derrière tout ça et collabore avec le policier local dans une ambiance sombre et plus glauque le plus glauque des épisodes de l'inspecteur Barnaby. Avec un casting constitué d'environs 5 personnages dont un mort, et la quasi certitude que l'un d'entre eux est le véritable meurtrier, chacun suspecte l'autre et la lourdeur de l'ambiance est palpable. Mais... c'est tout. Le film ne fait pas vraiment usage de cette ambiance pourtant réussie et le film s'enlise dans la mollesse, oui en 75 minutes, c'est possible et c'est dommage.

Le déroulement de l'histoire est assez inégal, très lent et mou sur 80% du temps avec des pseudo coup de pressions pas très convaincants. En revanche le twist final, s'il n'est absolument pas prévisible (par un cerveau de poule comme le mien) est glauquissime à souhait et remonte un peu le film par la perfidie et la folie qui le caractérisent. Mais c'est trop tard pour sauver l'ensemble malheureusement, trop long et pas assez nerveux, le climat anxiogène parfaitement réussi ne suffit pas à maintenir la pression sur le spectateur qui fini par franchement s'ennuyer devant ce film... Ce qui est vraiment dommage parce que j'ai aimé la scène finale, dans un tourbillon de folie malsaine, sans morale et sans retenue. Un parfait exemple de ce qu'aurait dû être le film sur la durée et pas seulement à la fin...

En bref, je ne le conseille pas vraiment, je me suis ennuyée, même si j'ai appris pourquoi les villageois ne mangent pas de sanglier (Obélix n'approuve sans doute pas, mais leur argument me semble recevable), même si j'ai trouvé la scène de fin plaisante dans le malaise qu'elle instaure et le sentiment de gêne qui reste au spectateur ensuite. Je me suis ennuyée...

 

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